Réponse à Roger

Par Paul Dequidt   |   19 avril 2013

Roger nous pose cette question :
Je suis client de votre café depuis une vingtaine d’années, et je ne m’en lasse jamais !
Je vois toutes les belles expéditions que vous faites, et j’aimerais savoir si, ma femme et moi pourrions vous suivre lors de l’un de vos voyages ?
Dans l’espoir que nos rêves puissent un jour se réaliser, je vous remercie pour votre café que vous soignez avec tant d’amour.

Ce sera avec plaisir, mais mes voyages dans les pays du café sont souvent de véritables expéditions pleines d’aventures et souvent dangereuses. Par exemple, mon 64ème voyage en janvier 2013, en Colombie, cette fois…

Mania et Paul Dequidt rencontrent un sympathique cafetero et sa mule Conchita, chargée de sacs de café

Avec Mania, nous rencontrons un petit producteur de café
emmenant sa mule à la coopérative

Derrière cette image d’Épinal, quelques soucis…

– D’abord, l’extrême fatigue due au décalage horaire et aux 24 heures d’avion et véhicule 4×4 de Paris à Bogota, puis Pereira et Manizales, au cœur de l’axe du café en Colombie.
– Jusqu’à trois visites de plantations de café ou de centres de traitement par jour.
La quasi totalité du café en Colombie est acheté par la Fédération des Cafeteros qui les mélange afin d’obtenir un café moyen. Mais moi, je veux le top du top.

A force de dégustations, je sélectionne le café de la province de Huila, vraiment fabuleux. Aussitôt, je veux aller sur place, mais notre guide Juan Felipe refuse avec un petit sourire navré. C’est au Huila qu’Ingrid Bétancourt fut enlevée par les maquisards révolutionnaires du Farc et, dit-il, « je ne veux pas perdre des amis ».

Un Indien Kogi arrive au village avec sa mule chargée de sacs de café

Dans le village de Palmor, aux allures de Far West, un Indien Kogi apporte son café

Un de mes objectifs était de rencontrer les Indiens Kogi dans la forêt épaisse de la Sierra Nevada de Santa Marta. Pour leur excellent arabica, totalement bio, sans engrais ni pesticide, mais aussi pour mon futur grand livre que je prépare sur les peuples rares du café.

Les Indiens Kogi discutent avec le « coyote », l’acheteur local souvent accusé de pratiquer des prix trop bas.

Le "coyote" paie les Indiens pour leur café Mania et Paul Dequidt assistent à une vente de café des Indiens Kogi

Ici, notre coyote est jovial et plutôt sympa, car, une fois l’affaire conclue, il offre aux Indiens une canette de boisson pétillante, puis nous emmène visiter leur village, avec des cadeaux.

Mania et Paul Dequidt visitent le village des Indiens Kogi

Les Indiens Kogi sont si démunis que Mania leur offre ses propres chaussures. Elle finira le voyage… en chaussettes.

Pendant des semaines, il nous faudra supporter les nouvelles piqûres de moustiques qui apparaîtront chaque jour. Par bonheur, à plus de mille mètres, ils ne sont pas porteurs de paludisme à l’inverse de ceux qui faillirent faire mourir Mania, voici dix ans.

Bref, un voyage malgré tout assez « cool » en comparaison avec les embuscades de la guérilla au Guatemala, les rafales de kalachnikovs des Mursi en Éthiopie, et autres désagréments que nous avons dû subir autrefois…

Êtes-vous toujours partants pour une autre de nos aventures ?

8 commentaires

  1. robert L. | 04 octobre 2013

    Chez un ami,j’ai découvert votre café,tout à fait par hasard,ça a été le coup de foudre,j’ai dit à la femme de mon ami que je reviendrai souvent,car j’apprécié son café.
    Elle ma donné votre adresse internet,et je ne peux que vous encouragez,à continuer à faire un tel nectar,merci.

  2. Paule-Michèle M. | 02 août 2013

    Voici quelques mois j’ai du interrompre mes commandes suite à un brusque deuil familial maintenant que je recommence à faire surface et à reprendre mes repaires je m’empresse de revenir vers vous pour déguster votre délicieux café tout en remémorant les bons moments que j’ai vécu avec mon époux. Merci pour les magnifiques images que vous nous rapportez de vos voyages.

  3. Raymond du L. | 05 juillet 2013

    Bonjour

    Pendant quelques mois j’avais délaissé votre café, préférant tester tous cafés chez les torréfacteurs du coin ou j’habite.

    Je n’ai pas trouver mieux, bien au contraire, et c’est avec joie que je reviens vers votre si bon café soleil du matin en grains

    Je vais même compter le temps de consommation (durée que l’on va mettre à consommer)afin de passer à la livraison « automatique » et paiement d’avance. je pense toutes les 3 ou 4 semaines (oui nous sommes de très grand buveurs… de café).

    Votre café est vraiment le meilleur.

    raymond

  4. edith H. | 13 juin 2013

    j’ai lu avec un grand plaisir vos péripéties en Colombie, il est dommage que ces pays si merveilleux, des habitants aussi accueillants que les indiens du sud, soient toujours aussi pauvres et vivent dans la crainte. J’ai visité le Guatemala et le Chili (1983,1989) déjà à cette époque il y avait des risques d’enlèvement pour les touristes. Merci de prendre des risques pour nous offrir un bon café.

  5. Patrick H. | 13 juin 2013

    Bonjour,
    Je connaissais votre café, mais il ya longtemps que j’en avais pas bu, adepte de la méditation du matin vers quatre heure, j’ai eu cette pensée dans mon cerveau alors que j’étais en profond silence
    « j’aimerais bien boire un café Paul Dequitd » et voila, aussitôt pensée aussitôt commandé.
    C’es ça le nirvana, le café de paul.

  6. danielle L. | 12 juin 2013

    oups!!!difficile de vous avoir!!!ou,pas très douée!!!
    merci pour vos aventures qui me font rêver…et votre café que je fais découvrir à mes enfants…
    bon vent à vous…

  7. marie christne B. | 07 juin 2013

    très satisfaite de votre café depuis des années , les 2 dernieres années j’avais perdu toutes coordonnées , puis depuis debut 2013 je l ai ai enfin retrouvé , donc depuis je re savoure mon café du matin.

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