Janvier 1986 : la Vallée de l’Omo

Par Paul Dequidt   |   03 décembre 2018

extrait de mon livre « Les Aventuriers du café perdu »​​

Cette expédition dans la Vallée de l’Omo, c’était mon rêve.

Ce sera un cauchemar !

La vallée de l'Omo en Ethiopie

En 1984, deux ans plus tôt, avec Mania, nous avons dû supporter les nombreuses avaries d’un vieil avion qui manqua de s’écraser, mais nous avons pu découvrir les îles du Lac Tana et ses caféiers, la forteresse de Gondar au nord, ainsi que les champs de caféiers dans le Sidamo, au sud d’Addis Abeba.
Mais, à un jour de Land Cruiser plus loin, s’étend une contrée inconnue où survivent une douzaine de tribus primitives, hors du temps.

Femme à plateau intimidée Visage peint

 

Ces peuples sont établis de part et d’autre du fleuve Omo qui prend sa source près d’Addis Abeba, la capitale, puis, se jette dans le Lac Turkana où il s’évapore tant la chaleur est extrême !

Le fleuve Omo en Ethiopie

Cette contrée du fond des âges, je l’ai surnommée la Vallée de l’Omo, mais cette expression a été désormais adoptée par les spécialistes de cette région extraordinaire.

Une expédition de 5 semaines, une des plus longues que j’ai pu vivre – sans Mania – sans pouvoir ni donner ni recevoir de nouvelles, en plein été éthiopien, en pleine guerre, en pleine famine depuis 1984.
Personne en France, n’a tenté cette aventure à ce jour.

Cécile veut m’accompagner, mais je ne peux y consentir. Je ne peux pas partager ma folie de l’aventure avec ma fille de 15 ans qui doit poursuivre ses études. Merci à Mania qui me laisse partir vers l’inconnu. Cette expédition sera une des plus pénibles.

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