Brésil. 3/ Les « barons » du café, un épisode de la grande Histoire du café

Par Paul Dequidt   |   22 septembre 2016

Sa faute à Napoléon !

A la Fazenda Ponte Alta, le baron au piano La baronne de la fazenda Ponte Alta à Barra do Pirai

 

Chassé par les troupes de Napoléon, le roi du Portugal Joao VI doit fuir son pays… et s’installer à Rio avec toute sa cour de 10.000 courtisans !
Jusqu’alors colonie portuguaise, le Brésil devient membre de l’empire Brésil-Portugal.
Même quand plus tard les troupes françaises quitteront le Portugal, l’Empereur et sa cour voudront rester à Rio. Il faudra un vote des «cortes» (députés) pour obliger l’Empereur à revenir à Lisbonne.
C’est à cette époque, à partir de 1822 que le café prend un essor exceptionnel au Brésil, surtout près de Rio et de Sao Paulo et dans l’état du Minas Gerais (mines générales d’or, désormais en déclin).

Les militaires et les gouverneurs qui le méritent reçoivent le titre de «barons» avec des terres permettant de cultiver le café qui est exclusivement exporté.

Anoblis, enrichis rapidement, nos «barons du café» sont de piètres paysans. Pratiquant la monoculture du café et le défrichage des forêts, ils appauvrissent rapidement les sols et provoquent des années de sécheresse qui ruinent les plantations.
Par snobisme, les «barons» parlent français et adoptent les us et coutumes de France.
Après plusieurs années de sécheresse, ils doivent vendre leurs propriétés et se retrouvent ruinés.

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