1993 : À la recherche des derniers Yanomami

Par Paul Dequidt   |   05 juin 2019

extrait de mon livre « Les Aventuriers du café perdu »​​

Septembre 1993 : j’apprends qu’un nouveau carnage a été perpétré contre les Yanomami. Ce peuple de l’Amazonie Vénézuélienne est victime de la cupidité des « Garimpeiros », les chercheurs d’or brésiliens. Depuis trois ans, la ruée vers l’or et les diamants de l’Orénoque provoque des massacres.

En novembre, avec Mania, nous partons à la recherche des derniers indiens Yanomami…

Ces indiens Yanomami, présentés comme les plus « primitifs » d’Amazonie, ont toujours vécu tous ensemble dans une unique habitation en arc-de-cercle. Mais depuis la venue des missionnaires d’une secte américaine la maison commune est découpée en cases familiales plus conformes à leur « morale ».

Nous sommes en route sur le Haut-Orénoque, en « voladora » à moteur, pour un trajet de 1 200 km. Après une semaine de navigation, nous nous rendons dans une première communauté Yanomami. Sur l’ordre des missionnaires, les Indiens nus se précipitent dans leur case afin de se montrer plus décent.

Le truand

Comment venir en aide aux Yanomami ? Notre guide français me propose de leur faire fabriquer des perroquets en bois doux. Il se charge de leur faire parvenir le bois indispensable… Je dois juste lui envoyer 100 000 francs pour l’achat du bois, ce que je fais volontiers à mon retour en France. Mais je ne verrai jamais les perroquets que je destinais à mes clients.

Aux dernières nouvelles, mon truand a dû quitter d’urgence le Vénézuéla. J’ai retrouvé sa trace comme conférencier sur un bateau de croisière au Panama !

 

=> Pour plus d’anecdotes et de photos sur mon expédition chez les Yanomami, procurez-vous mon premier livre : Les Aventuriers du Café Perdu.

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